Santa Cruz

Archivo de Indias

Construite entre 1584 et 1598 d'après les plans de Juan de Herrera, l'architecte de l'Escorial, la Casa Lonja était à l'origine une Bourse de commerce. Charles III décida en 1785 d'y réunir les archives espagnoles liées à la découverte et à la conquête du Nouveau Monde (les "Indes"). Elles comprennent 8 000 cartes et dessins et 86 millions de pages manuscrites, notamment des lettres de Christophe Colomb, Cortés et Cervantes, ainsi que l'importante correspondance de Philippe II. Certains documents sont maintenant conservés sur CD-ROM.

Dans les salles de la bibliothèque, à l'étage, des vitrines présentent des cartes, des dessins et des reproductions de documents régulièrement renouvelés.

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Hospital de los Venerables

Leonardo de Figueroa acheva en 1695 la construction, entreprise 20 ans plus tôt, de cet ancien hospice pour prêtres âgés. Situé au coeur du barrio de Santa Cruz, l'édifice abrite le centre culturel de la FOCUS (Fundación Fondo de Cultura de Sevilla).

Depuis le patio central, un escalier dessert les étages supérieurs aménagés, à l'instar de l'infirmerie et du cellier, en lieux d'exposition. Une visite guidée permet de découvrir l'église, fleuron du baroque, ornée de fresques par Juan de Valdés Leal et son fils Lucas Valdés. Pedro Roldán exécuta les statues de saint Pierre et de saint Ferdinand qui flanquent la porte est. Au haut du retable du maître-autel s'admire l'Apothéose de saint Ferdinand de Lúcas Valdés. Une frise en grec recommande de "Craindre Dieu et honorer le prêtre".

Le Triomphe de la croix, peinture en trompe-l'oeil de Juan de Valdés Leal, décore le plafond de la sacristie.

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Azulejos

Introduits par les Maures, qui s'en servaient pour composer sur les murs des palais des mosaïques aux motifs géométriques raffinés, ces carreaux émaillés partout visibles à Séville tirent leur nom de l'arabe azzulayj (petite pierre). De nouvelles techniques apparurent au XVIe siècle, puis l'usage des azulejos s'étendit, entre autres, aux panneaux publicitaires.

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Casa de Pilatos

Le 1er marquis de Tarifa acheva cette somptueuse demeure entreprise au XVe siècle après avoir voyagé en 1520 en Europe et en Terre sainte. La légende veut qu'il prit pour modèle à la maison de Ponce Pilate à Jérusalem. La décoration du palais, aujourd'hui résidence des ducs de Medinaceli, témoigne de la séduction qu'exerça sur lui la Renaissance italienne.

L'entrée se fait par un portail de marbre commandé en 1529 à des artisans génois. Après l'Apeadero (cour des équipages) s'ouvre le Patio Principal orné de stucs mudéjars et d'azulejos. 4 statues antiques se dressent dans les angles. 3 sont romaines et représentent Minerve, une Muse et Cérès. L'Athena grecque date du Ve siècle av. JC.

Traversez à droite le Salón del Pretorio aux volets marquetés et au superbe plafond à caissons pour atteindre le Corredor de Zaquizamí. Parmi les antiquités exposées dans les pièces adjacentes figurent un bas-relief de Léda et le cygne et 2 reliefs romains commémorant la bataille d'Actium (31 av. JC).

De retour dans le Patio Principal, vous entrez la droite dans le Salón de Descanso de los Jueces. Au-delà s'ouvre une chapelle gothique décorée de stucs mudéjars. Sur l'autel se trouve la copie d'une sculpture la copie d'une sculpture du IVe siècle conservée au Vatican: le Bon Pasteur. À gauche, par le Gabiete de Pilatos, vous rejoindrez le Jardín Grande.

Dans le Patio Principal, derrière la statue de Cérès, un escalier carrelé sous une magnifique coupole media naranja (demi-orange) de 1537 conduit au 1er étage. Portraits de famille, meubles d'époque et objets d'art emplissent plusieurs pièces dont certaines sont dotées de plafonds mudéjars.

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Calle de las Sierpes

Principale voie piétonne et commerçante de Séville, la rue des Serpents s'étire au nord de la plaza de San Francisco. De vénérables établissements proposant chapeaux andalous, éventails ou mantilles y côtoient des boutiques de vêtements et de souvenirs. De nombreux magasins bordent également les rues parallèles de Cuna et de Tetuán. À mi-chemin de la calle de las Sierpes, la calle Jovellanos conduit à gauche à la Capillita de San José (XVIIe siècle). Plus loin, au croisement avec la calle Pedro Caravaca, le Real Círculo de Labradores, club privé fondé en 1856, a conservé une atmosphère surannée.

En face se dresse une demeure du XVe siècle dont l'entrée se trouve sur la calle Cuna. La Casa de la Condesa Lebrija offre l'occasion d'avoir un aperçu de l'intérieur d'un palais sévillan. Une mosaïque romaine provenant d'Itálica orne le patio principal.

Au bout de la rue, La Campana est la pâtisserie la plus connue de la capitale andalouse.

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Ayuntamiento

Dessiné par Diego de Riaño et commencé en 1527, l'hôtel de ville de Séville sépare la plaza Nueva moderne de la plaza de San Francisco qu'il domine d'une belle façade plateresque. Sur cette place avaient jadis lieu les jugements publics de l'Inquisition. La façade ouest de l'Ayuntamiento fait partie d'une extension néo-classique datant de 1891.

Des plafonds richement sculptés ornent le vestibule et la Casa Consistorial (salle du conseil) inférieure qui abrite L'imposition de la chasuble à saint Ildefonse par Velázquez. La Casa Consistorial supérieure recèle un éblouissant plafond à caissons et des peintures par Zurbarán et Valdés Leal. 

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