La littérature espagnole

XXe SIÈCLE

Les écrivains du tounant du sècle, entre autres Pío Baroja, Miguel de Unamuno et Antonio Machado, décrivent une Espagne en train de prendre du retard sur le reste de l'Europe. Ramón María del Valle-Inclán ne voit d'autre moyen de décrire la société que par le grostesque. Il jette ainsi les fondements du théâtre moderne espagnol. La poésie de Juan Ramón Jiménez lui vaudra le prix Nobel en 1956.

Le groupe qui se donne pour nom "Génération de 1927" associe dans ses recherches les démarches expérimetales européennes et les formes traditionnelles de la littérature espagnole. Son membre le plus célèbre, le poète et dramaturge Federico García Lorca, est exécuté par les troupes franquistes en 1936.

La victoire du "Caudillo" pousse à l'exil de nombreux intellectuels. Le régime impose une censure tatillonne et favorise une culture de propagande ou de pure distraction. Avec le néoréalisme, des ateurs comme Camilo José Cela, qui décrit dans La Colmena la vie quotidienne des Madrilènes après la guerre, trouvent cependant le moyen de contourner ces contraintes. Bien qu'à partir des années 1960, des écrivains tels que Juan Goytisolo, Joan Benet, Julio Llamazares, Antonio Munõz Molina, José Manuel Caballero Bonald et Juan Marsé aient apporté en Espagne un renouveau à la littérature, c'est l'Amérique latine qui a donné le nombre des plus grands créateurs en langue espagnole, entre autres Jorge Luis Borges et Gabriel García Márquez.

Affiche d'une pièce de Lorca

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XVIIIe ET XIXe SIÈCLES

 

Influencée par l'esprit des Lumières français, la littérature du XVIIIe siècle se veut porteuse de savoir, une intension manifeste dans la comédie El Sí de las Niñas de Leandro Fernández de Morantín. Le journalisme se développe et l'essai devient une forme littéraire reconnue. La verve satirique de Larra lui donne ses lettres de noblesse au début du XIXe siècle.

Le romantisme dure peu en Espagne. José Zorilla en écrit l'oeuvre la plus célèbre: la pièce Don Juan Tenorio.

Le roman se penche à la fin du siècle sur les problèmes d'un pays étouffé par son clergé et une monarchie traditionaliste. À côté d'écrivains tels que Juan Valera ou Clarín, auteur notamment de La Regenta, se détache Benito Pérez Galdós. Son oeuvre, en particulier le cycle des Episodios nacionales, met en perspective les destins individuels par rapport au cours de l'histoire.

José Zorilla (1817-1893)

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Le Siècle d'or

Le XVIe siècle voit affluer dans les ports et les grandes villes espagnoles une foule d'aventuriers. Ce milieu sans pitié va fournir son inspiration réaliste au roman picaresque, genre littéraire dont El Lazarillo de Tormes, publié au milie du siècle par un anonyme, dresse le modèle. A cette description des travers de la société s'oppose toutefois la ferveur mystique des écrits de sainte Thérèse d'Avila et de son disciple saint Jean de la Croix.

Miguel de Cervantes Saavedra publie Don Quichotte en 1605 après avoir connu une vie aventureuse et difficile. Son oeuvre en porte la marque. Parmi les autres grands auteurs de son époque figurent Francisco de Quevedo et Luis de Góngora.

Les corrales (théâtres publics) apparaissent au XVIIe siècle, offrant leurs scènes aux créations de Lope de Vega et Calderón de la Barca (1600-1681).

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MOYEN AGE

A la chute de l'Empire romain, le latin évolua en plusieurs langues romanes dont celle de Mozarabes, chrétiens vivant dans les territoires conquis par les musulmans, dans laquelle furent écrits les jarchas, fragments de poésies d'amour issus d'une tradition orale antérieure au Xe siècle.

Au XIIe siècle apparurent les 1ers poèmes en castillan et, pendant les 300 ans suivants, 2 écoles distinctes s'épanouirent. Tandis que les troubadours chantaient des épopées chevalresques, notamment le célèbre El Cantar del Mío Cid, qui relate les exploits héroïques du Cid Campeador pendant la Reconquête, des clercs puisaient dans la Bible l'inspiration d'une poésie religieuse, dont le Milagros de Nuestra Señora de Gonzalo de Berceo, récit de la vie, de la Vierge offre un bon exemple.

Au XIIIe siècle, Alphonse X le Sage fait du castillan la langue officielle du pays, mais, poète lui-même, écrit en roman galinien.

Un auteur domine le XIVe siècle, Juan Ruiz, appelé aussi l'Archiprêtre de Hita, quijette un regard ironique sur son époque dans El Libro de Buen Amor. Avec le personnage de Trotaconventos, il crée dans ce poème le prototype de l'entremetteuse qui, à partir de La Celestina, 1er chef-d'oeuvre en prose de langue espagnole paru en 1499, deviendra un ressort essentiel du roman picaresque.

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