En dehors du centre de Séville

Isla de la Cartuja

Un important programme d'aménagement est en train de transformer l'Isla de la Cartuja, site d'Expo'92, en un vaste ensemble de lieux d'exposition, de musées et d'aires de loisirs.

Entre les 2 bras du Guadalquivir, le quartier doit son nom à une chartreuse fondée en 1400, le Monasterio de Santa María de las Cuevas. Christophe Colomb y séjourna et, de 1507 à 1542, son corps reposa dans la crypte de la Capilla de Santa Ana. Le monastère resta occupé par des moines jusqu'en 1836.

Près du fleuve, au sud, se trouvent le musée maritime du Pabellón de la Navegación et une réplique du Nao Victoria, un voilier du XVIe siècle. Non loin, le cinéma Omnimax présente des films sur un écran hémisphérique de 24 m de diamètre. Un musée des Sciences occupera à côté le Pabellón de los Descubrimientos (pavillon des Découvertes).

Au coeur d'un parc à thème, l'Isla Mágica, le lago de España prend l'aspect d'un océan miniature où sont proposées des reconstitution de batailles navales.

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Triana

Nommé d'après l'empereur romain Trajan, l'ancien quartier gitan de Séville garde une atmosphère populaire, ainsi qu'un esprit d'indépendance affirmé. Les boutiques de céramiques bordant ses rues fleuries entretiennent une tradition vieille de plusieurs siècles. Fondée en 1870, la plus connue Cerámica Santa Ana, occupe le n°31, calle San Jorge.

Le Puente de Isabel II relie le centre-ville à Triana. Il conduit à la plaza del Altozano que dominent des balcons vitrés ou miradores. Non loin, la calle Rodrigo de Triana présente un aspect typique avec ses maisons blanches et ocre. Elle porte le nom du marin andalou qui fut le 1er à apercevoir le Nouveau Monde.

L'Iglesia de Santa Ana, construite au XIIIe siècle dans le style gothico-mudéjar, mais plusieurs fois remaniée, a fait l'objet d'une splendide rénovation. Son baptistère abrite la Pila de los Gitanos, fonts baptismaux censés transmettre le don du cante flamenco aux enfants des fidèles.

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Universidad

L'université de Séville occupe l'ancienne Real Fábrica de Tabacos (Manufacture royale des tabacs) où, au XIXe siècle, quelque 3 000 cigarreras roulaient les 3/4 des cigares européens. Réputées pour la vivacité de leur tempérament, ces ouvrières inspirèrent à Prosper Mérimée le personnage de Carmen.

Construite entre 1728 et 1781, la fabrique est le plus vaste édifice historique d'Espagne après l'Escorial. Le fossé et les tours témoignent de l'importance qu'avait pour la couronne ce monopole.

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Parque María Luisa

En 1893, la princesse Marie-Louise d'Orléans fit don à la ville d'une partie des jardins du Palacio de San Telmo pour permettre la création de ce parc aménagé par l'architecte Jean Forestier. Dans ce cadre verdoyant eut lieu en 1929 l'Expositon ibéro-américaine, manifestation pour laquelle Aníbal Gonzalez édifia la théâtrale plaza de España, décorée d'azulejos évoquant l'histoire des provinces espagnoles, et la plaza de América où se dresse le Pabellón Mudéjar. Il abrite le Museo de Artes y Costumbres populares (musée des Arts et des Traditions populaires). Provenant notamment du site romain d'Itálica, les collections du Museo Arqueológico occupent à côté le Pabellón de Bellas Artes de style néo-Renaissance.

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Palacio de San Telmo

Construit en 1682 pour accueillir l'École navale destinée à former les officiers de marine, cet imposant palais porte len om du patron des navigateurs. En 1849, il devint la résidence des ducs de Montpensier. L'actuel Parque María Luisa fit partie jusqu'en 1893 de son vaste parc.

Le gouvernement régional, la Junta de Andalucía, occupe désormais l'édifice, qui présente comme élément architectural le plus marquant un exubérant portail churrigueresque dessiné par Leonardo de Figueroa et achevé en 1734. Les figures allégoriques en avant des colonnes ioniques représentent les Arts et les Sciences. Saint Ferdinand, portant l'épée, et San Hermenegildo, tenant la croix, entourent San Telmo aux bras chargés d'un bateau et de cartes. Susillo orna en 1895 la façade nord d'effigies de célébrités sévillanes telles que Montañés, Murillo et Velazquez.

En face se dresse l'Hotel Alfonso XIII. Bâti entre 1916 et 1928, il possède un grand patio agrémenté d'une fontaine et planté d'orangers. Le bar et le restaurant sont ouverts aux non-résidents.

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Iglesia de San Pedro

L'église où Velázquez reçut le baptême en 1599 présente un mélange de styles typiquement sévillan. Sous un clocher baroque, sa tour en brique conserve des éléments mudéjars. Autre ajout baroque, le portail principal (1613), oeuvre de Diego de Quesada, donne sur la plaza de San Pedro.

À l'intérieur, peu éclairé, le plafond en bois et la porte ouest sont mudéjars. Des motifs géométriques en briques entrelacées ornent la voûte d'une des chapelles.

Derrière l'église, dans la calle Doña María Coronel, des pâtisseries s'achètent par le tour (une sorte de tambour pivotant) du Convento de Santa Inés fondé au XIVe siècle. Devant l'église, restaurée, du monastère, des fresques peintes au XVIIe siècle par Francisco de Herrera décorent un patio à arcades.

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Convento de Santa Paula

Une communauté de 40 religieuses occupent toujours ce couvent fondé en 1475, mais le musée peut se visiter. Ses 2 galeries abritent peintures religieuses et objets liturgiques. Les confitures confectionnées par les soeurs sont en vente dans une salle près de la sortie.

On traverse un jardin clos pour atteindre l'église dont la nef possède un plafond en bois sculpté datant de 1623. Parmi les statues figurent un saint Jean l'Évangéliste et un saint Jean-Baptiste par Juan Martínez Montanez.

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Basílica de la Macarena

Construite en 1949 par Gómez Millán pour offrir un nouveau toit à la célèbre Virgen de la Macarena, cette basilique néo-baroque jouxte l'Iglesia de San Gil, entreprise au XIIIe siècle sur le site d'une mosquée, qui abrita la statue vénérée jusqu'à l'incendie en 1936.

Attribuée à Luisa Roldán (1656-1703), la femme artiste la plus talentueuse de l'école de Séville, l'effigie de la Vierge domine le maître-autel. Rafael Rodríguez Hernández exécuta en 1982 les peintures murales du sanctuaire. Un musée, dans le trésor, présente notamment les habits et bijoux qui parent la Virgen lors des processions.

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