El Arenal

Torre del Oro

Construite par les Almohades en 1220, la Tour de l'Or faisait partie des fortifications de la ville à l'époque maure et des remparts la reliaient à l'Alcázar. Une 2e tour lui faisait pendant sur l'autre rive du Guadalquivir. Une chaîne tendue entre les 2 édifices empêchait d'éventuels bateaux ennemis de remonter le fleuve. La Torre del Oro tirerait son nom des azulejos dorés qui la décoraient ou des trésors provenant du Nouveau Monde que l'on y déchargeait. Après avoir servi de poudrière, de chapelle, de prison et de bureau portuaire, elle abrite désormais le Museo Marítimo.

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Hospital de la Caridad

Fondé en 1674, l'hôpital de la Charité abrite aujourd'hui un hospice. Dans les jardins se dresse une statue de son bienfaiteur, Miguel de Mañara, dont la vie dissolue, avant qu'il ne rejoigne la confrérie, aurait inspiré le personnage de Don Juan.

Avec ses murs blancs, ses parements de pierre rougeâtre et ses azulejos, la façade offre un bel exemple de baroque sévillan. Derrière s'ouvrent 2 patios carrés agrémentés de plantes, de carreaux de céramique hollandais du XVIIIe siècle et de fontaines ornées de statues italiennes représentant la Charité et de la Miséricorde. À leur extrémité nord, un passage à droite conduit à une 3e cour intérieure qui renferme un arc du XIIIe siècle provenant d'anciens chantiers navals.

Pour décorer l'église, Mañara demanda à 2 grands peintres sévillas d'illustrer 2 thèmes au coeur de ses précipitations: la vanité de l'existence terrestre et la charité. 2 tableaux de Juan de Valdés Leal, Finis Gloriae Mundi et In Ictu Oculi, montrent la Mort à l'oeuvre. À leur pessisme macabre s'oppose la douceur qui émane des 6 oeuvres de Murillo (sur une série de 11 pillée par le maréchal Soult pendant l'occupation napoléonienne), notamment Saint Jean de Dieu portant un moribond sur ses épaules et Saint Jean-Baptiste enfant.

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Plaza de Toros de la Maestranza

Construites entre 1761 et 1881, les célèbres arènes de Séville, peut-être les plus belles d'Espagne, peuvent contenir jusqu'à 14 000 spectateurs.

La visite guidée de cet immense édifice commence à l'entrée principale, sur le paseo de Cristóbal Colón. Sur le côté ouest s'ouvre la Puerta del Princípe (porte du Prince) que les matadors qui ont triomphé franchissent portés par leurs admirateurs. Après l'enfermería (infirmerie) on peut voir une exposition de portraits, d'affiches et de costumes comprenant une cape peinte par Picasso, puis la chapelle où prirent les toreros, et enfin les écuries des chevaux des picadors.
La saison des corridas débute avec la feria à Pâques et se poursuit jusqu'en octobre. La plupart des courses de taureaux ont lieu le dimanche soir. Les billets s'achètent sur place à la taquilla (guichet).

À côté de la Plaza de Toros se dresse le Teatro de la Maestranza dont la forme circulaire s'inspire de celle des arènes. Dessiné par Luis Marín de Terán et Aurelio de Pozo, l'austère opéra-théâtre de Séville ouvrit en 1991. Sa façade tournée vers le fleuve est ornée d'éléments en fer forgé provenant d'une fabrique de munitions du XIXe siècle qui occupait auparavant le site.

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Iglesia de la Magdalena

Un clocher peint de couleurs vives domine la façade ouest de cette immense église baroque due à Leonardo de Figueroa et achevée en 1709. En cours de restauration, elle devrait bientôt retrouver sa splendeur d'antan. Dans l'angle sud-ouest se dresse la Capilla de la Quinta Angustia, chapelle mudéjare à 3 coupoles. Elle faisait partie d'une église antérieure où le peintre Bartolomé Murillo reçut le baptême en 1618. Le baptistère du sanctuaire actuel abrite les fonts qui servirent en cette occasion.

Parmi les peintures de la Magdalena figurent Saint Dominique à Soria de Zurbarán, dans la Capilla Sacramental (à droite de la porte sud), et des fresques par Lucas Valdés. Un mur du bras nord du transept porte une représentation d'un autodafé.

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Museo de Bellas Artes

Achevé en 1612 par Juan Oviedo et récemment restauré, le Convento de la Merced Calzada abrtie l'un des plus intéressants mudées d'art d'Espagne. L'édifice d'organise autour de 3 cours itnérieures plantées d'arbres et de fleurs et ornées de beaux azulejos. L'architecte Leonardo de Figueroa remania la plus grande, le Patio Mayor, en 1724.

La collection de peitnures et de sculptures espagnoles, du Moyen Âge à l'époque moderne, est particulièrement riche en oeuvres de l'école sévillane. Dans l'église, qui possède une coupole baroque décorée par Domingo Martínez, s'admire un ensemble de tableaux par Murillo, dont La Servilleta (1665-1668), Vierge à l'Enfant qu'il aurait peinte sur une serviette de table (servilleta). Le talent de Juan de Valdés Leal s'exprima notamment dans d'intenses compositions religieuses, telle La Inmaculada (1672) visible dans la salle 8. La salle 10 est dédiée à Zurbarán et abrite entre autres son San Hugo en el Refectorio (1655) exécuté pour la Cartuja.

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