Aragon

Les amants de Teruel

Selon la légende, Diego de Marcilla (à droite), trop pauvre, ne peut obtenir au XIIIe siècle la main de sa bien-aimé, Isabel de Segura. Le père de cette dernière lui accorda toutefois 5 ans pour établir sa fortune. Diego revint un jour trop tard, alors que s'achevaient les noces d'Isabel avec un riche noble local. Le coeur brisé, il mourut aux pieds de la jeune mariée  qui lui refusait un baiser. Le lendemain, Isabel mit sa robe de noce pour les funérailles. Elle expira alors qu'elle se penchait pour embrasser le corps avant qu'on l'inhume.

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Rincón de Ademuz

Ce petit territoire traversé par le río Turia au sud de Teruel forme une enclave entre l'Aragon et la Castille-la-Manche, mais fait officiellement partie de la Communauté valencienne. Son isolement n'a pas contribué à sa prospérité et de nombreuses maisons y sont à l'abandon, mais ses paysages ruraux parsemés de rochers rouges possèdent un charme austère.

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Albarracín

Ce village pittoresque avec ses maisons au crépi rosé occupe un site exceptionnel sur une falaise dominant le río Guadalaviar. Des tours jalonnent toujours ses remparts qui remontent, comme le plan des ruelles du centre, à l'époque de l'occupation musulmane.

Une belle vue d'Albarracín s'offre du bas du Palacio Episcopal. À côté du palais se dresse la cathédrale, reconstruite vers 1530. Elle abrite un retable Renaissance en bois sculpté illustrant des épisodes de la vie de saint Pierre. Installé dans la sacristie et la salle capitulaire, son musée présente des tapisseries tissées à Bruxelles au XVIe siècle et des calices émaillés.

Certaines des maisons d'Albarracín, souvent restaurées avec soin, obéissent à une

 

structure inhabituelle: un rez-de-chaussée en pierre de taille soutenant un étage en encorbellement couvert d'un enduit couleur corail. À environ 5 km au sud-est, les abris sous roche de Navazo et de Callejón montrent des peintures rupestres dont le Museo Provincial de Teruel propose des reproductions.

Aux environs

Le Tage prend sa source dans les Montes Universales qui entourent Albarracín. Dans ces collines culminant à 1 170 m, peupliers, genévriers, forêts de pins et rochers dénudés composent des paysages variés, fleuris au printemps de pavots. Cella recèle de belles demeures et un intéressant puits artésien.

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Teruel

De nombreux musulmans continuèrent à vivre à Teruel après sa conquête par Alphonse II d'Aragon en 1171 et ils ont donné à la ville ses splendides tours mudéjares. La dernière mosquée ne ferma qu'en 1502, 22 ans après l'instauration en Espagne de l'Inquisition. Pendant l'hiver 1937, une terrible bataille de la guerre civile fit à Teruel des 10aines de milliers de morts.

Dans le quartier ancien, un petit taureau, emblème de la cité, orne la plaza tel Torico en forme de coin. Les 5 tours mudéjares toujours debout se trouvent à une courte distance à pied. Les 2  plus intéressantes, celle de San Salvador et celle de San Martín, au superbe décor de briques et de céramiques bleues et vertes, datent du XIIIe siècle. Une 3e domine l'Iglesia de San Pedro quiabrite un retable Renaissance du sculpteur Gabriel Joly. Les célèbres amants de Teruel reposent dans une chapelle adjacente à l'église. La cathédrale possède également un clocher mudéjar ainsi qu'une gracieuse lanterne au-dessus de la croisée du transept. Elle renferme le retable de l'Assomption par Gabriel Joly et un superbe plafond à caissons peint de scènes de la vie quotidienne au Moyen Âge.

Le Museo Provincial, l'un des plus intéressants musées d'Aragon, occupe un élégant palais ancien. Il présente une riche collection de céramique, artisanat par lequel Teruel est réputée depuis le XIIe siècle. Au nord du centre, les 8 arches de l'Acueducto de los Arcos (1537) enjambent un ravin.

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Mora de Rubielos

L'un des châteaux les mieux préservés d'Aragon domine ce village fortifié aux belles maisons seigneuriales. Sa collégiale gothique (XVe siècle) renferme plusieurs chapelles décorées d'azulejos provenant de Manises, près de Valence. Non loin, des dauphins parent une élégante fontaine en pierre noire.

Aux environs

À 10 km au sud-est, Rubielos de Mora mérite une visite pour ses demeures blasonnées, le retable gothique de son église Renaissance et le couvent des augustines au portail du XIVe siècle.

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Sierra de Gúdar

Au nord-est de Teruel, pinèdes et maquis d'où jaillissent des rochers déchiquetés couvrent les pentes de ce massif montagneux qui culmine à la Peñarroya (2 024 m), près de la station de sports d'hiver de Valdelinares. Les routes qui le traversent offrent des vues panoramiques des collines. Elles sont particulièrement belles depuis les villes de Linares de Mora et Alcalá de la Selva où subsistent les ruines de châteaux. À Alcalá de la Selva, une église baroque ornée de colonnes torses abrite le sanctuaire de la Virgen de la Vega.

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Valderrobres

À quelques kilomètres de la frontière avec la Catalogne, ce charmant village domine le poissonneux río Matarrana au pied de son château, restauré, un ancien palais du royaume d'Aragon. En contrebas, l'Iglesia de Santa María la Mayor présente au-dessus du portail une magnifique rosace de style gothique catalan. Sur la grand-place entourée d'arcades, l'hôtel de ville (ayuntamiento) Renaissance date du XVIe siècle.

Aux environs

Au sud, Mirambel est un petit village médiéval restauré et ceint de remparts.

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Fêtes

Las Tamboradas (jeudi et vendredi saints), province de Teruel. Pendant la semaine de Pâques, rythmée par des processions, les membres des confréries, vêtus de longues robes sombres, battent le tambour pour pleurer le Christ, Las Tamboradas commence le jeudi à minuit à Hijar. Elle reprend le lendemain à midi à Calanda. Les instruments résonnent pendant des heures, une épreuve pour les joueurs qui témoignent par leurs souffrances de leur dévotion.

Carnaval (fév.-mars), Bielsa (Huesca). Réminiscence d'un culte de la fertilité, les trangas, personnages aux visages noircis et aux dents en pomme de terre, portent des cornes de béliers.

Romería de Santa Orosia (25 juin), Yebra de Basa (Huesca). Des pèlerins en costumes portent le crâne de la sainte à son sanctuaire.

Día del Pilar (12 oct.), Saragosse. Pendant les festivités en l'honneur de la protectrice de la ville la Virgen del Pilar, la jota, typique de l'Aragon, est dansée partout dans la cité. Le Día del Pilar est marqué par une procession de géants en carton suivie d'une spectaculaire exposition de fleurs.

Alcañiz

Cette ville agréable arrosée par le Río Guadalope s'étend au pied de son château dont le corps principal, bâti en 1738, abrite aujourd'hui un parador. De la forteresse originale, siège au XIIe siècle de l'ordre de Calatrava, subsiste la Torre del Homenaje, donjon gothique orné de peintures murales représentant notamment la prise de Valence par Jacques Ier.

La Colegiata de Santa María dresse sur la plaza de España un grandiose portail baroque, mais conserve une tour du XIVe siècle. Les arcades gothiques de la Lonja et l'Ayuntamiento, qui possède une façade Renaissance et une autre mudéjare, bordent également la place.

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Francisco de Goya

Né en 1746 à Fuendetodos, Francisco de Goya commence sa carrière par des peintures religieuses, telles que les fresques de la Basilica del Pilar de Saragosse, et des cartons de tapisseries. Il devient en 1786 le peintre du roi Charles III, mais, après une maladie qui le rend sourd en 1792, il se met à produire des oeuvres torturées où s'expriment ses angoisses. Son regard sur ses modèles devient plus cynique comme en témoigne le portrait de La Famille de Charles IV. L'invasion de l'Espagne en 1808 accentue encore son sens du tragique. Il meurt à Bordeaux en 1828.

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